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 Opportunité croissante

 10 Mars 2016

Alex Pressman reconnaît une opportunité commerciale lorsqu’il la voit – et lorsqu’il regarde une ligne de moules en élevage,il regarde une part d’un marché de 9 millions de dollars dont la Nouvelle-Zélande ne profite pas encore.
L’ancien programmateur informatique,qui a créé en partant de rien une entreprise de logiciels générant 10 millions de dollars par an travaille depuis trois ans avec l’Undaria récoltée sur les lignes de moules et croit que l’algue est une grande opportunité pour les exploitants et transformateurs locaux.

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“C’est certainement une source de revenus qui n’attend que l’industrie,”dit-il.

Après avoir vendu son entreprise de logiciels,Mr Pressman est parti s’installer en Nouvelle-Zélande et a pris sa retraite jusqu’à ce qu’il tombe sur l’Undaria en 2012.

“J’ai interrompu ma retraite uniquement pour relever un défi”,dit-il.

Je recherchais une filière de déchets pouvant être convertie en une industrie nouvelle et j’ai arrêté mon choix sur l’Undaria parce qu’elle avait l’air d’être le principal parasite du secteur de l’aquaculture.

“Alors je me suis dit pourquoi ne pas aller combattre cette algue et voir si nous pourrions en faire quelque chose de bien?

Et il se trouve qu’il y a plusieurs bonnes choses à en faire-comme de la nourriture,des engrais et des neutraceutiques.

Et le plus important est qu’il y existe aussi une forte demande pour ces produits .

Le Japon est le principal marché ,où actuellement,on en utilise 200 000 tonnes,dont seulement 30 pour cent provient des eaux japonaises parce qu’ils ne peuvent pas en produire suffisamment pour répondre à la demande.Le reste est importé de Corée et de Chine mais notre étude de marché a démontré qu’ils préfèreraient de loin un produit de Nouvelle-Zélande”,dit Mr Pressman.
“Parce que notre Undaria provient d’eaux très très propres,nous pouvons produire un wakamé qui nous différencie de tous les autres concurrents.

“Nous avons collectivement ignoré cette opportunité pendant très longtemps,et c’est parce c’est difficile et logistiquement complexe,mais le moment est venu de commencer à la voir dans des perspectives d’opportunités communes et de l’aborder sous des angles différents.
“Je pense que a perspective de nourriture représente le fruit suspendu le plus bas sur l’arbre.Son parfum est excellent,nous avons reçu les

marques d’intérêt des Japonais,nous sommes en train de développer les moyens les plus efficaces,et nous travaillons à convenir au niveau de prix requis.

“Mais afin de percer sur le marché,Mr Pressman pense qu’un effort coordonné sera nécessaire.”

“Durant les trois dernières années,nous avons développé une connaissance des aspects commerciaux:comment la récolter,comment la traiter,

et comment la vendre”,dit-il.

“Mais l’alimentaire est quelque chose de très compliqué qui doit être fait correctement,alors nous cherchons à travailler avec des sociétés

qui ont déjà des capacités de traitement importantes et la connaissance de comment préserver et présenter l’aliment.”

“Cela nécessitera quelques frais de démarrage-mais on obtient en retour un morceau d’un marché de 9 billions de dollars.”

Mais ce ne sont pas seulement les transformateurs qui auront à gagner de l’industrie nouvelle de l’Undaria en Nouvelle-Zélande.

“Nous approchons les éleveurs et les rémunérons pour qu’ils nous laissent enlever l’Undaria de leurs lignes de moules avant la récolte.”,dit-il.

C’est comme si quelqu’un venait vous voir en vous payant pour vous désherber de vos pissenlits.

“Nous pouvons en obtenir jusqu’à trois tonnes sur une seule ligne de moules,mais c’est variable et actuellement nous récoltons à la main

et ne pouvons faire que 3 à 4 tonnes par jour pour l’instant.Mais il existe une technologie qui pourrait nous en obtenir trois à quatre tonnes de l’heure.”
“Et parce que le produit se développe si rapidement dans les eaux de Nouvelle-Zélande,vous pourriez faire deux récoltes de l’algue pour chaque

récolte de moules et vous pourriez potentiellement doubler les revenus de l’éleveur sans lui causer le moindre frais supplémentaire.”

De récents progrès de la technologie de récolte ont aussi rendu cette industrie plus rentable.
“Pour créer un produit comestible,l’Undaria doit être traitée très rapidement.Nous avons donc mis au point une technique de traitement 
à bord du bâteau”,dit Mr Pressman.

“Mais nous avons maintenant appris certaines nouvelles techniques qui nous permettront de la ramener à terre pour le traitement ,ce qui réduira considérablement les coûts.”

Mr Pressman emploie actuellement quatre personnes et produit une gamme de produits qui comprend un bio-stimulant pour l’agriculture,

un extrait aliment de santé et un produit Wakamé  classé parmi les meilleurs produits sur Amazon qui se vend à 50 $ le kilo.
“Nous n’en sommes qu’au début,mais nous avons prouvé que l’opportunité est là.”